J'ai dans le cœur, quelque part,
De la mélancolie,
Mélange de sang barbare
Et de vin d'ltalie,
Un mariage à la campagne
Tiré par deux chevaux,
Un sentier dans la montagne
Pour aller puiser l'eau.
J'ai au fond de ma mémoire
Des lumières d'autrefois
Qu'une très vieille femme en noir
Illuminait pour moi,
Une maison toute en pierres
Que la mer a rongée
Au-dessus d'un cimetière
Où les croix sont penchées.
Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J'y reviens...
J'ai dans la voix, certains soirs,
Quelque chose qui crie,
Mélange d'un chant barbare
Et d'un ciel d'ltalie,
Des colères monumentales
Que les vents m'ont soufflées,
Des discours interminables
Après le déjeuner.
Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J'y reviens...
J'ai quelque part dans le cœur
De la mélancolie,
L'envie de remettre à l'heure
Les horloges de ma vie,
Un sentier dans la montagne
Quand j'aurai besoin d'eau,
Un jardin dans la campagne
Pour mes jours de repos,
Une maison toute en pierres
Que la mer a rongée
Au-dessus d'un cimetière
Où mon père est couché.
Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J'y reviens...
Et par tous les chemins,
J'y reviens...
michel sardou
mardi 9 août 2011
michel sardou musulmane
Le ciel est si bas sur les dunes
Que l'on croirait toucher la lune
Rien qu'en levant les bras
Comme un incendie sous la terre
Les aurores ont brûlé les pierres
Blanchi les toits de Ghardaïa
Voilées pour ne pas être vues
Cernées d'un silence absolu Vierges de pierre au corps de Diane Les femmes ont pour leur lassitude De jardins clos de solitude
Le long sanglot des musulmane
[refrain]:
C'est un cri
C'est un chant
C'est aussi le désert et le vent
Tout l'amour qu'elles ont dans le corps
La gloire des hommes le chant des morts
La joie de porter un enfant
C'est un cri c'est un chant
C'est aussi la douleur et le sang
Toutes les fureurs qu'elles portent en elles
La peur des hommes la peur du ciel
Et toutes les forêts du Liban
Elles sont debout sur champs de ruine
Sous le vent glacé des collines
Que la nuit leur envoie
Pour elles le temps s'est arrêté
C'est à jamais l'éternité
Le crépuscule de Sanaa
Voilées pour ne pas être vues
J'envie ceux qui les ont connues
Vierges de pierre au corps de Diane
Hurlant dans le silence énorme
A l'heure où leurs amants s'endorment
Le long sanglot des musulmane
[refrain]
Que l'on croirait toucher la lune
Rien qu'en levant les bras
Comme un incendie sous la terre
Les aurores ont brûlé les pierres
Blanchi les toits de Ghardaïa
Voilées pour ne pas être vues
Cernées d'un silence absolu Vierges de pierre au corps de Diane Les femmes ont pour leur lassitude De jardins clos de solitude
Le long sanglot des musulmane
[refrain]:
C'est un cri
C'est un chant
C'est aussi le désert et le vent
Tout l'amour qu'elles ont dans le corps
La gloire des hommes le chant des morts
La joie de porter un enfant
C'est un cri c'est un chant
C'est aussi la douleur et le sang
Toutes les fureurs qu'elles portent en elles
La peur des hommes la peur du ciel
Et toutes les forêts du Liban
Elles sont debout sur champs de ruine
Sous le vent glacé des collines
Que la nuit leur envoie
Pour elles le temps s'est arrêté
C'est à jamais l'éternité
Le crépuscule de Sanaa
Voilées pour ne pas être vues
J'envie ceux qui les ont connues
Vierges de pierre au corps de Diane
Hurlant dans le silence énorme
A l'heure où leurs amants s'endorment
Le long sanglot des musulmane
[refrain]
michel sardou s'enfuir et après
S'enfuir et après
Revivre à peu près
Les mêmes choses qu'on fuit
S'en aller ailleurs
Passer l'équateur
Et se croire à l'abri
Le monde est sans bout
Le centre est partout
Notre ombre nous suit
S'enfuir et toujours
Les chagrins d'amour
Durent toute une vie
Partir en courant
Echapper au temps
Découvrir un ciel
Aller sans valise
Sans idée précise
Seul'ment se faire la belle
S'enfuir et alors
C'est l'aéroport
L'achat d'un billet
Aussi loin qu'on va
On part avec soi
On ne s'oublie jamais
Se mettre à l'écart
Ne plus rien savoir
Du monde où l'on est
Laisser en arrière
Les idées amères
Les projets qu'on a faits
Se cacher si loin
Que jamais quelqu'un
Puisse nous retrouver
Se perdre vraiment
Comm' sur l'océan
Les anciens voiliers
Le monde est sans bout
Le centre est partout
Notre ombre nous suit
S' enfuir et toujours
Les chagrins d'amour
Durent toute une vie
Revivre à peu près
Les mêmes choses qu'on fuit
S'en aller ailleurs
Passer l'équateur
Et se croire à l'abri
Le monde est sans bout
Le centre est partout
Notre ombre nous suit
S'enfuir et toujours
Les chagrins d'amour
Durent toute une vie
Partir en courant
Echapper au temps
Découvrir un ciel
Aller sans valise
Sans idée précise
Seul'ment se faire la belle
S'enfuir et alors
C'est l'aéroport
L'achat d'un billet
Aussi loin qu'on va
On part avec soi
On ne s'oublie jamais
Se mettre à l'écart
Ne plus rien savoir
Du monde où l'on est
Laisser en arrière
Les idées amères
Les projets qu'on a faits
Se cacher si loin
Que jamais quelqu'un
Puisse nous retrouver
Se perdre vraiment
Comm' sur l'océan
Les anciens voiliers
Le monde est sans bout
Le centre est partout
Notre ombre nous suit
S' enfuir et toujours
Les chagrins d'amour
Durent toute une vie
dimanche 7 août 2011
La rivière de notre enfance
Je me souviens d'un arbre
Je me souviens du vent
De ces rumeurs de vagues
Au bout de l'océan
Je me souviens d'une ville
Je me souviens d'une voix
De ces noëls qui brillent
Dans la neige et le froid
Je me souviens d'un rêve
Je me souviens d'un roi
D'un été qui s'achève
D'une maison de bois
Je me souviens du ciel
Je me souviens de l'eau
D'une robe en dentelle
Déchirée dans le dos
Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait d'la peine
C'est de n'plus voir mon père qui danse
Je me souviens d'un phare
Je me souviens d'un signe
D'une lumière dans le soir
D'une chambre anonyme
Je me souviens d'amour
Je me souviens des gestes
Le fiacre du retour
Le parfum sur ma veste
Je me souviens si tard
Je me souviens si peu
De ces trains de hasard
D'un couple d'amoureux
Je me souviens de Londres
Je me souviens de Rome
Du soleil qui fait l'ombre
Du chagrin qui fait l'homme
Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait d'la peine
C'est de n'plus voir mon père qui danse
Je me souviens du vent
De ces rumeurs de vagues
Au bout de l'océan
Je me souviens d'une ville
Je me souviens d'une voix
De ces noëls qui brillent
Dans la neige et le froid
Je me souviens d'un roi
D'un été qui s'achève
D'une maison de bois
Je me souviens du ciel
Je me souviens de l'eau
D'une robe en dentelle
Déchirée dans le dos
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait d'la peine
C'est de n'plus voir mon père qui danse
Je me souviens d'un signe
D'une lumière dans le soir
D'une chambre anonyme
Je me souviens d'amour
Je me souviens des gestes
Le fiacre du retour
Le parfum sur ma veste
Je me souviens si peu
De ces trains de hasard
D'un couple d'amoureux
Je me souviens de Londres
Je me souviens de Rome
Du soleil qui fait l'ombre
Du chagrin qui fait l'homme
C'est la rivière de notre enfance
Ce n'est pas sa mort qui me fait d'la peine
C'est de n'plus voir mon père qui danse
le France
Quand je pense à la vieille Anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Echouée si loin de ses falaises
Sur un quai de Californie
Quand je pense à la vieille anglaise
J'envie les épaves englouties
Longs courriers qui cherchaient un rêve
Et n'ont pas revu leur pays
{Refrain:}
Ne m'appelez plus jamais France
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelontéez plus jamais France
C'est ma dernière vol
J'étais un bateau gigantesque
Capable de croiser mille ans
J'étais un géant, j'étais presque,
Presque aussi fort que l'océan
J'étais un bateau gigantesque
J'emportais des milliers d'amants
J'étais la France, qu'est-ce qu'il en reste ?
Un corps-mort pour des cormorans
{au Refrain}
Quand je pense à la vieille Anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Je ne voudrais pas finir comme elle
Sur un quai de Californie
Que le plus grand navire de guerre
Ait le courage de me couler !
Le cul tourné à Saint-Nazaire
Pays breton où je suis né
{au Refrain}
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Echouée si loin de ses falaises
Sur un quai de Californie
Quand je pense à la vieille anglaise
J'envie les épaves englouties
Longs courriers qui cherchaient un rêve
Et n'ont pas revu leur pays
{Refrain:}
Ne m'appelez plus jamais France
La France elle m'a laissé tomber
Ne m'appelontéez plus jamais France
C'est ma dernière vol
J'étais un bateau gigantesque
Capable de croiser mille ans
J'étais un géant, j'étais presque,
Presque aussi fort que l'océan
J'étais un bateau gigantesque
J'emportais des milliers d'amants
J'étais la France, qu'est-ce qu'il en reste ?
Un corps-mort pour des cormorans
{au Refrain}
Quand je pense à la vieille Anglaise
Qu'on appelait le "Queen Mary"
Je ne voudrais pas finir comme elle
Sur un quai de Californie
Que le plus grand navire de guerre
Ait le courage de me couler !
Le cul tourné à Saint-Nazaire
Pays breton où je suis né
{au Refrain}
la maladie d'amour
Elle court, elle court,
La maladie d'amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix_sept ans.
Elle chante, elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds,les cheveux gris.
Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde.
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie.
Elle fait pleurer les femmes, elle fait crier dans l'ombre
Mais le plus douloureux, c'est quand on en guérit.
Elle court, elle court,
La maladie d'amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans.
Elle chante, elle chante,
la rivière insolente
Qui unit dans son lit
les cheveux blondes, les cheveux gris.
Elle surprend l’écolière sur le banc d'une classe
Par le charme innocent d'un professeur d'anglais.
Elle foudroie dans la rue cet inconnu qui passe
Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait.
Elle court, elle court,
La maladie d'amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix_sept ans.
Elle chante , elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blondes les cheveux gris.
Elle court, elle court,
La maladie d'amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix_sept ans.
Elle chante , elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blondes les cheveux gris.
Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde.
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie.
Beethoven
Au delà du monde,
Que quelqu'un réponde,
Martyre et guerrière,
Violence ordinaire,
Palais d'allégeance,
Marché d'indulgence,
Parmi tant de voix,
Le silence est roi,
Silence de la mer,
Des nuits, d'un désert,
Nos cris, nos combats,
Qui les entendra ?
Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine,
Hymne à la joie
Et requiem,
Chacun pour soi
Et Dieu quand même.
Chef-d'oeuvre en poussière,
Splendeur et misère,
Fragile et immense,
Orgueil, impuissance,
Mensonge et mystère,
Vengeance et colère,
Dans la nuit des temps,
Personne ne s'entend.
Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine,
De Walkyrie
En vagnérienne,
Tant de génie
Et Dieu quand même.
Le monde est un infini poème.
Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine,
Hymne à la joie
Et requiem,
Chacun pour soi
Et Dieu quand même.
Le monde est sourd
Comme Beethoven.
Que quelqu'un réponde,
Martyre et guerrière,
Violence ordinaire,
Palais d'allégeance,
Marché d'indulgence,
Parmi tant de voix,
Le silence est roi,
Silence de la mer,
Des nuits, d'un désert,
Nos cris, nos combats,
Qui les entendra ?
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine,
Hymne à la joie
Et requiem,
Chacun pour soi
Et Dieu quand même.
Chef-d'oeuvre en poussière,
Splendeur et misère,
Fragile et immense,
Orgueil, impuissance,
Mensonge et mystère,
Vengeance et colère,
Dans la nuit des temps,
Personne ne s'entend.
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine,
De Walkyrie
En vagnérienne,
Tant de génie
Et Dieu quand même.
Et la vie passe en chantant,
Harmonie, contretemps,Le monde est un infini poème.
Le monde est sourd
Comme Beethoven,
Sourd à l'amour,
Hurlant sa haine,
Hymne à la joie
Et requiem,
Chacun pour soi
Et Dieu quand même.
Le monde est sourd
Comme Beethoven.
Inscription à :
Articles (Atom)